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A quoi rime la mauvaise foi des péquistes?

A quoi rime la mauvaise foi des péquistes?

L'élection par acclamation de Martine Ouellet à la chefferie du Bloc a encore une fois suscité des réactions étriquées de certains dirigeants péquistes. Ils répètent comme le font les fédéralistes les plus hargneux qu'on ne peut à la fois être député à Québec et chef du Bloc à Ottawa. Leur mauvaise foi est d'autant plus évidente qu'ils font semblant d'ignorer que cette pratique transparlementaire n'est pas une nouveauté puisqu'en 1983 un député du Parti québécois, Marcel Léger, fut à la fois député à l'Assemblée nationale et chef du Parti nationaliste à Ottawa et qu'il avait au surplus la tâche de construire un parti qui n'existait pas alors que Martine Ouellet dirige un parti qui a déjà des militants, des députés et des ressources.

Avec des trémolos dans la voix, on prévint Martine Ouellet que ces deux fonctions sont trop lourdes à porter, comme si le cumul des fonctions de député et de ministre ou de chef de parti et de député étaient plus légères. Jamais ils n'osent expliquer pourquoi cela représenterait une plus grande surcharge de travail. Serait-ce que la scène fédérale est plus exigeante parce que c'est là où le vrai pouvoir réside?

Ces prétendus souverainistes ont tellement intériorisé la logique canadienne qu'ils acceptent de se soumettre à la division du travail qu'impose le fédéralisme. Ils sont intellectuellement colonisés c'est-à-dire que leurs catégories de pensée leur sont dictées par le système politique canadien. Comment, asservis qu'ils sont à un mode de pensée étranger, peuvent-ils prétendre être des libérateurs de peuple? Ce qu'ils craignent par dessus tout, c'est que quelqu'un tienne un discours cohérent et par effet de contraste révèle les inepties du discours péquiste.

Mais ces jérémiades ont toutefois eu leur utilité car le chat est sorti du sac. On a appris que toutes ces objections soulevées contre la candidature de M Ouellet et l'opposition à une course à la direction en 2017 s'expliquaient par la volonté des aparatchiks du mouvement souverainiste de garder la place chaude pour un député du NPD qui comme tout le monde le sait sont de fervents partisans de l'indépendance du Québec. Le rôle de cocus contents ne semble gêner personne. Voilà à quoi rime la mauvaise foi de ceux qui craignent qu'un parti tienne un discours indépendantiste décomplexé et décolonisé, qui ne se laisse pas définir par les adversaires mais qui conteste dans l'action le carcan du fédéralisme. Bravo Martine.

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Politicologue, professeur et essayiste, Denis Monière est docteur en science politique de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Militant au sein du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) et du Parti québécois, il fonde le Parti nationaliste du Québec en 1983. Il est aujourd'hui professeur titulaire au département de science politique de l'Université de Montréal.

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