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Battre les libéraux: une vieille histoire

Battre les libéraux: une vieille histoire

L'histoire politique du Québec est riche en précédents et peut éclairer les problèmes d'aujourd'hui. Ainsi « Battre les libéraux » n'est pas une nouveauté et la question de former une alliance électorale pour y arriver s'est posée dans le passé. Après 15 ans de règne des libéraux, les partis d'opposition décidèrent en 1935 de s'entendre pour former une alliance électorale.

L'Action libérale nationale avait été fondée en 1934 par des membres dissidents du Parti libéral sous le leadership de Paul Gouin. Ces réformistes s'opposaient à la gestion de la crise par les libéraux et préconisaient entre autres la nationalisation des compagnies hydro-électriques et une réforme des pratiques électorales. Les maîtres à penser de ce parti étaient Lionel Groulx et Esdras Minville, deux intellectuels nationalistes.

Ces nationalistes réformistes s'allièrent au Parti conservateur du Québec dirigé par Maurice Duplessis qui formait alors l'opposition officielle. L'entente électorale entre les deux partis prévoyait qu'il y aurait une candidature unique dans chaque circonscription : l'ALN devant présenter 57 candidats et le PCQ 33. En cas de victoire, le poste de premier ministre irait à Maurice Duplessis dont le gouvernement devrait appliquer le programme de réforme de l'ALN. La majorité des ministres de ce gouvernement devait être désignée par le chef de l'ALN.

Aux élections du 4 octobre 1935 : l'ALN obtint 30 % des votes et 26 sièges; le PCQ 18% des votes et 16 sièges pour un pourcentage total de 48% des votes et 42 sièges. Le PLQ conserva la majorité avec 47 sièges et une proportion de vote plus faible que celui de l'alliance, soit 46,8%. Cette courte victoire préparait la défaite électorale du PLQ aux élections de 1936. La pugnacité de M Duplessis au comité des comptes publics permit de dévoiler la corruption du Parti libéral et força le déclenchement d'élections anticipées, le 17 août 1936. Les deux partis d'opposition avaient décidé de s'unir pour former l'Union nationale qui balaya les Libéraux avec 57% des votes et 76 députés. L'histoire bégaie dit-on. Verra-t-on naître une alliance entre les deux principaux partis d'opposition pour battre les libéraux?

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Politicologue, professeur et essayiste, Denis Monière est docteur en science politique de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Militant au sein du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) et du Parti québécois, il fonde le Parti nationaliste du Québec en 1983. Il est aujourd'hui professeur titulaire au département de science politique de l'Université de Montréal.

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