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Rapport de la commission politique

Rapport de la commission politique

Je voudrais en premier lieu remercier les membres de la commission politique: Félix Luthu. Jean-François Tremblay, Mylène Rousseau et Valérie Doucet. Nous avons aussi profité de la collaboration de Gilbert Paquette et de Vladimir de Thézier qui ont été appointés à titre d'experts.

Mandat

Pour consolider la mémoire institutionnelle de notre jeune parti, je voudrais rappeler certains faits.

Les membres de la commission politique ont été élus par la conférence nationale en mai 2015 et détiennent un mandat des membres du parti qui a été adopté à l'unanimité : à savoir préparer dans le programme le passage du Québec province à Québec pays. Pour ce faire, nous présentons les modalités de prise en charge par l'État québécois des champs de compétence et des fonctions régaliennes exercées par l'État canadien. Nous avons toute la légitimité démocratique pour proposer un plan de rapatriement des pouvoirs fédéraux et nous avons concentré nos travaux pour ce congrès sur les enjeux en matière d'immigration, de politique environnementale, de politique étrangère et de politique de défense.

Fonctionnement

La commission politique se réunit en moyenne une fois par mois pour discuter de textes qui lui sont soumis soit par ses membres soit par les comités qu'elle a accrédités comme le prévoit l'article 60 alinéa d qui stipule que le rôle de la commission politique est de créer des comités en fonction des sujets qu'elle choisit d'aborder. Les comités reçoivent des mandats de la commission politique, ils doivent lui faire rapport et il est du ressort de la commission politique de valider ou non le travail des comités selon ses priorités. Depuis le dernier congrès, il n'y a qu'un seul comité qui a fonctionné, soit le comité immigration à qui nous avons présenté des lignes directrices et qui a produit un projet de chapitre qui a été intégralement intégré dans nos propositions. Les deux autres comités : soit celui sur la santé et celui sur les femmes, ont été inactifs.

Dans notre plan de travail nous prévoyons poursuivre cette démarche et nous allons constituer de nouveaux comités pour traiter d'autres champs de compétence du fédéral comme la justice criminelle, les communication, les transports, le patrimoine. S'il y a des volontaires pour travailler sur ces enjeux, vous n'avez qu'à vous manifester.

En plus des nouveaux chapitres que nous avons proposés, nous avons aussi réalisé à la demande du Conseil national une analyse des modes de scrutin et adopté un texte soutenant le mode de scrutin proportionnel mixte avec compensation nationale et distribution régionale qui se rapproche du mode de scrutin allemand. Comme il s'agit d'un sujet complexe et technique, nous n'avons pas inclus dans le programme toutes les modalités d'application car le document de travail fait 8 pages. Mais il est disponible pour ceux qui le désirent.

Nous avons aussi organisé l'Université d'ON à Québec en mai de l'année dernière où il y a eu une cinquantaine de participants. Nous projetons de refaire l'exercice à la fin du mois d’août cette année à Montréal.

J'ai aussi alimenté à titre personnel le blogue du parti depuis qu'il est ouvert aux membres avec une quarantaine de textes.

Lacunes

Compte tenu des deux expériences que nous avons faites pour l'élaboration du cahier des congressistes, nous allons faire des suggestions au CN pour corriger certaines lacunes . Au rythme où vont les choses nous risquons l'inflation programmatique avec l'ajout de nouvelles propositions à chaque congrès car les membres d'ON ont beaucoup d'imagination. Il faudra envisager de distinguer entre programme politique et plateforme électorale car il sera impossible de véhiculer en campagne électorale tout ce que contient le programme. A l'origine, lorsque nous avons fondé le parti, nous voulions limiter le programme à une quinzaine de pages. On a dépassé largement cette limite.

Nous allons aussi établir une fiche de présentation des propositions qui soit plus explicite quant à la provenance des propositions. Pour l'instant les propositions nous arrivent sans que l'on sache qui a participé à l'assemblée, qui a proposé, qui a appuyé et quel a été le résultat du vote. Je n'ai vu qu'un PV d'une association qui mentionnait ces informations. Il faudra aussi se pencher sur le mécanisme d'adoption des propositions en congrès et prévoir des ateliers pour favoriser une discussion plus approfondie.

En terminant je voudrais rappeler à titre personnel que l'objectif de notre parti est de faire la promotion de l'indépendance et que pour que celle-ci advienne il faut éviter de se disperser sur des questions périphériques, qu'il faut aussi agréger une grande diversité d'intérêts et éviter de se marginaliser en adoptant des positions sur des enjeux trop pointus ou spécifiques à des intérêts particuliers. C'est la pédagogie de l'indépendance qu'il faut faire et non pas celle de causes sectorielles. Chaque fois qu'on adopte une position, il faut se demander en quoi est-elle rassembleuse, comment peut-elle rallier une diversité de citoyens?

Denis Monière

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Politicologue, professeur et essayiste, Denis Monière est docteur en science politique de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Militant au sein du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) et du Parti québécois, il fonde le Parti nationaliste du Québec en 1983. Il est aujourd'hui professeur titulaire au département de science politique de l'Université de Montréal.

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