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Je suis un militant

Je suis un militant

C’est bien connu qu’Option nationale (ON) est un parti où on retrouve un grand nombre de jeunes. Mais ne cherchez pas d’aile jeunesse à ON, il n’y en a pas. On n’en a pas besoin car la génération des millénaires (d’environ 25 ans à 35 ans) occupe les postes clés dans le parti. Quant à moi, j’ai franchi le cap de la mi-soixantaine. Suis-je perdu dans ON? Pas du tout car on y accepte les jeunes de tous les âges et, croyez-moi, il y en a de toutes les générations.

Je suis l’activité politique québécoise, canadienne et internationale depuis près de cinquante ans. J’ai pratiquement tout vu passer pendant cette période et il en est arrivé des choses. Je me remémore la fin des années soixante alors que le Parti libéral du Québec (PLQ) de Jean Lesage a fait faire des bonds de géant au Québec. Absolument rien à voir avec le PLQ des années Charest et Couillard gangrené jusqu’au plus profond de son ADN. Le Parti Québécois des années 1970 m’a fait rêver mais, après avoir trébuché plus d’une fois, il a renoncé à sa raison d’être après 1995.

Le Canada a honnêtement cherché à comprendre le Québec dans les années 1970 avec le « What does Quebec want ? »… « Que veut le Québec ». C’était sans compter sur Pierre Elliot-Trudeau, personnage fourbe s’il en est et un triste sire qui a fait emprisonner sans raison près de 500 de nos compatriotes en 1970. Guidé par ce dernier, les Canadians nous ont livré leur réponse avec le coup de force constitutionnel de 1982. Il ne faut pas leur en vouloir… ils nous ont dit comment ils voyaient l’avenir de leur pays, pays dans lequel on réservait au Québec un fond de placard dans le troisième sous-sol. Les dernières illusions des fédéralistes honnêtes sont tombées et s’il y a un moment charnière dans notre histoire récente qui doit nous interpeler, c’est bien celui-ci.

Le ciel politique s’est-il assombri depuis une vingtaine d’années au Québec? Hélas oui. Ce n’est pas faute d’avoir manqué d’imagination. Tout a été essayé : le beau risque, l’étapisme, la souveraineté diluée, sa remise aux calendes grecques et même l’aplat-ventrisme assumée de Philippe Couillard qui affirme que nous devons accepter Énergie Est car on reçoit de la péréquation!!! Il y travaille désormais en sous-main, totalement inféodé aux puissants intérêts pétroliers et financiers canadiens. Que dire alors de Gaétan Barrette qui y a laissé toute sa superbe suite au diktat fédéral dans les soi-disant négociations sur la santé. Ramper au ras des pâquerettes ne lui permet de voir que la botte fédérale prête à l’écraser et c’est ce qu’il vient de vivre. J’invite d’ailleurs M. Barrette à se relever, à se tenir fièrement debout et à regarder en avant, il y verra l’horizon de tous les possibles pour le Québec. Et s’il ne sait plus comment faire, qu’il nous contacte à ON, on lui dira comment s’y prendre. Risible également l’initiative récente de Philippe Couillard qui vient de sortir des boules à mites les conditions fixées par Robert Bourassa en 1986 comme exigences constitutionnelles, version 2017. Il a oublié que la constitution est verrouillée à triple tour et que le cadenas a été jeté dans les profondeurs abyssales du Pacifique. Et on pourrait continuer pendant de trop longues heures.

Et la CAQ? Elle veut nous faire jouer dans un vieux film de série B des années 1950, dont le scénario et la finale sont connus d’avance, en faisant la promotion d’un nationalisme édenté dans un Canada qui n’en a rien à cirer du Québec et le traite comme sa colonie. Ici aussi, nous invitons M. Legault à nous contacter et nous serons heureux de lui donner une leçon d’histoire.

Le comble de tout ça? Ces deux partis veulent nous faire avaler le pipeline Énergie Est pour faire encore plus canadian, totalement irresponsable alors que la Terre ne peut absolument pas se permettre l’exploitation du pétrole le plus sale au monde.

Québec solidaire? Ils sont tellement campés à gauche qu’ils en oublient qu’ils n’atteindront jamais leurs objectifs dans le présent système fédéral alors que 50 milliards de dollars de nos taxes et impôts font un détour inutile par Ottawa avant de nous revenir bardés de conditions et d’exigences qui n’ont rien à voir avec nos priorités. Ils devraient garder à l’esprit également que le Canada aime bien se vautrer dans les paradis fiscaux (https://www.ababord.org/Paradis-fiscaux-la-filiere).

Est-ce que tout a vraiment été essayé? NON!!! Il reste l’indépendance du Québec. Le lendemain d’un Québec indépendant, la rivière des Outaouais et la Baie des Chaleurs ne seront ni plus larges ni plus étroites et la Terre continuera de tourner. Ce ne sera pas l’apocalypse comme certains de nos adversaires aiment bien le laisser entendre à défaut d’avoir des arguments qui se tiennent debout. Mais ces derniers, souvent parfaitement rompus aux méthodes tordues du mensonge, de l’hypocrisie, de la fraude et de la fourberie ne nous feront pas de cadeaux car ils n’en ont rien à foutre des intérêts supérieurs du peuple québécois. C’est à nous de jouer et, cela, les membres et sympathisants d’Option nationale l’ont compris depuis longtemps. C’est pourquoi nous avons, entre autres initiatives, produit et édité « Le livre qui fait dire oui » car il faut éduquer.

À Option nationale, nous carburons à la passion du Québec, à notre conviction que le peuple québécois ne pourra jamais donner le meilleur de lui-même à l’intérieur du carcan canadien. Il n’appartient pas à ce peuple de dicter l’avenir du peuple québécois. Faisons en sorte que le Canada soit pour nous un voisin, un ami et un allié mais pas un maître qui nous impose ses diktats au gré de ses intérêts.

Au moment où le monde entier a plus que jamais besoin que chaque peuple donne le meilleur de lui-même, le Québec a infiniment plus et mieux à offrir en tant que pays que ce qui lui est autorisé à faire avec son insignifiant statut de province.

Je souhaite, en terminant, que toute personne qui a à cœur l’avenir du Québec joigne Option nationale. Faire partie d’ON, c’est œuvrer au sein d’une équipe passionnée et dédiée. C’est aussi encourager une nouvelle génération de jeunes qui s’investit généreusement à un moment où le cynisme est solidement installé en politique. Option nationale est synonyme de gage sur notre avenir et sur celle des générations à venir.

Vive le pays du Québec!

Robert Mailhot



*La photo de l'entête a été prise par Sarah Krug lors d'un hommage à Robert Mailhot le 30 janvier 2016 pour son dévouement comme directeur général bénévole en 2014-2015.

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Retraité d'une longue carrière comme physicien au Centre Météorologique canadien, Robert Mailhot a été directeur général bénévole du parti en 2014 et 2015, puis secrétaire-registraire jusqu'en 2017. Indépendantiste de longue date (mais jeune de coeur!), il milite aujourd'hui pour Option nationale en Montérégie.

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