Contexte de fondation

Aussant

Le 7 juin 2011, une crise au sein du Parti Québécois (PQ), suite à la saga de l’amphithéâtre de Québec, encourage quatre député-es à quitter le parti. L’un de ces démissionnaires, Jean-Martin Aussant, déçu par son expérience en politique, critique son ancien parti qui, selon lui, cherche plus à gouverner qu’à promouvoir l’indépendance.

Faisant le constat qu’aucun parti politique ne promeut activement la souveraineté, Jean-Martin Aussant fonde en septembre 2011 Option nationale, qui est officiellement reconnu comme parti politique par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) le 31 octobre 2011. Dès sa fondation, le nouveau parti bénéficie de l’appui de plusieurs personnalités politiques associées au mouvement indépendantiste, dont Pierre Curzi et Lisette Lapointe. Jacques Parizeau ne cachera d’ailleurs pas son intérêt pour le parti en participant à quelques conférences aux côtés de Jean-Martin Aussant. 

Élection 2012

Quelque temps après sa fondation, le parti connait une ascension spectaculaire en atteignant, en moins de 10 mois, 5 000 membres. La vision claire et renouvelée de l’indépendance vient rapidement chercher une jeunesse jusqu’alors non politisée. De plus, Jean-Martin Aussant, alors chef du parti, apparait de plus en plus dans les émissions et débats publics.

Les élections de 2012 marqueront un tournant pour la jeune formation politique. Élection déclenchée en plein milieu d’un grand mouvement social au Québec, la colère face à l’élite politique, les revendications sociales et environnementales permettent à Option nationale de présenter sa vision et ses valeurs qui sont au diapason avec celle des manifestant-es.

Option nationale s’illustrera aussi durant la campagne électorale en amenant une réflexion sur les médias traditionnels et leur propension à favoriser certains grands partis politiques.

Le 4 septembre 2012, jour des élections, le parti présente 120 candidats pour les 125 circonscriptions québécoises et obtient un score historique pour une nouvelle formation avec 2% du suffrage. Le ton est désormais lancé, Option nationale est un parti politique que l’on ne peut plus ignorer. 

Élection 2012

Course à la chefferie et élections 2014

Course

Le 19 juin 2013, malgré un appui de 97% de ses membres, Jean-Martin Aussant doit quitter Option nationale pour des raisons familiales, laissant le poste de chef du parti vacant. Loin de créer un schisme au sein de la jeune formation, le départ d’Aussant met plutôt en valeur l’unité à l’intérieur du parti.

Trois candidats s’affronteront pour la chefferie d’Option nationale à partir de septembre 2013 : Sol Zanetti, Nic Payne et Jean-Claude St-André. Sol Zanetti est finalement élu chef d’Option nationale avec plus de 67% des votes le 26 octobre 2013. Âgé de seulement 31 ans, il devient le premier chef élu du parti et réaffirme son désir de voir Option nationale devenir une organisation solide pour faire la promotion de l’indépendance.

Malgré tout, l’arrivée d’un nouveau chef encore très peu connu du public ainsi que la réorganisation du parti qui fait suite à la course à la chefferie ne laisse pas assez de temps à la formation politique pour se préparer adéquatement aux élections d’avril 2014. Cela a des conséquences dans les votes alors qu’Option nationale ne récolte que 1%, soit 30 697 votes.

Le nouveau cycle

À la suite des élections de 2014, les militant-es d’Option nationale ont démontré une force de caractère et une détermination sans limites pour l’accomplissement de l’indépendance. Le parti étant désormais assis sur des bases plus solides que jamais, de nombreux projets sont mis en place dont le but reste toujours la promotion de l’indépendance et le rapprochement avec les citoyen-nes :

Programme national des assemblées de cuisine

« On se cuisine un pays » est un programme national d’assemblées de cuisine qui permet aux citoyens de faire venir chez eux un-e conférencier-ère d’Option nationale pour parler d’indépendance.

Livre qui fait dire oui

Inspiré du Wee Blue Book, Le Livre qui fait dire oui est une autre action concrète posée par le parti afin de vulgariser et d’expliquer les avantages de l’indépendance dans les différentes sphères de notre vie (économie, éducation, environnement, etc.). Distribué gratuitement aux indécis-es partout au Québec grâce aux dons des membres du parti, ce livre est l’un des plus grands accomplissements d’Option nationale à ce jour.

Université d'Option nationale

L’Université d’Option nationale, lancée en 2013 et désormais pilotée par le professeur et politologue Denis Monière, est une autre initiative originale du parti afin de former des militant-es solides, bien au fait des enjeux sur l’indépendance et à même de convaincre de nouvelles personnes.

Capsules vidéo « Les sophismes »

En 2016, le parti produit une série de capsules vidéo intitulée « Les sophismes » et mettant en scène le côté professeur de philosophie de Sol Zanetti, qui décortique les sophismes de l’actualité employés par des figures politiques.

4e congrès national

Les 30 et 31 janvier 2016, Option nationale tient son 4e congrès national à l’Université Laval à Québec. Lors de ce congrès, le parti se dote d’un programme d’accession à l’indépendance audacieux, basé sur la thèse Parizeau-Laplante ou encore la « Feuille de route » de la coalition indépendantiste catalane Junts pel Sí. Option nationale devient alors le premier parti québécois à proposer une élection référendaire, suivie de la mise en place d’une assemblée constituante non partisane et d’un référendum sur une constitution de pays.

Option nationale participe à la Table de concertation des OUI-Québec, où elle travaille à établir un rassemblement autour d’un engagement clair à réaliser l’indépendance politique du Québec.

À ce jour, une grande partie des membres d’Option nationale sont des jeunes, dont plusieurs sont au moins en partie issu-es de l’immigration, à l’instar de leur chef. En 2016, 60% des membres d’Option nationale ont moins de 40 ans.

Le nouveau cycle